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Assemblée générale 2012

Réaffirmer la force et l’autonomie du projet associatif

Extrait des orientations 2012 de la MAAM, présentées par le président Alain Merckaert en assemblée générale, le 22 mai 2012.

Beaucoup de responsables associatifs s’interrogent aujourd’hui : comment faire vivre son projet dans l’indépendance tout en recueillant les moyens financiers nécessaires ? Certaines n’ont besoin que de modestes moyens et peuvent s’appuyer sur des ressources limitées, émanant par exemple des cotisations. Mais souvent, lors de la mise en place de projets de plus grande ampleur cela n’est plus suffisant. […]

L’apport de la MAAM

Si la MAAM ne peut apporter toutes les réponses à ces questions, elle peut néanmoins soutenir les associations sur cette voie autant étroite qu’escarpée. La Maison, on le sait, c’est historiquement un ensemble de services rendus aux associations. […]

L’inauguration de la MAAM, ce 5 avril 2012, a permis de mettre en avant des évolutions significatives :

  • une nouvelle dénomination (MAAM), un nouveau logo et une nouvelle charte graphique, gages d’une communication clarifiée ;
  • l’implantation d’un site Internet revisité, qui permettra une meilleure participation de tous ;
  • un réaménagement des bureaux avec un accès plus direct et une signalisation adaptée ;
  • des bureaux partagés redistribués : dans l’Espace Dewailly et au Château de Montières en attendant d’autres bureaux du même type à Saint-Leu.
  • De nouveaux projets vont contribuer à un meilleur soutien :
  • la mise en place d’un observatoire local de la vie associative, qui constituera sans nul doute un outil de référence pour la reconnaissance du mouvement associatif dans sa diversité (dès 2012, avec le Réseau national des maisons des associations) ;
  • la création d’un groupement d’employeurs associatifs (phase d’étude en 2012) : un tel groupement s’inscrit dans une démarche de responsabilité partagée.

Je renouvelle ici mes remerciements à tous ceux qui ont rendu possible l’installation de la Maison :

  • les élus de la ville et de la métropole, au premier rang desquels Gilles Demailly et Etienne Desjonquères ;
  • les partenaires de la Maison, et particulièrement les plus réguliers : la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, la Direction départementale de la cohésion sociale, le Conseil régional de Picardie, le Conseil général de la Somme ;
  • les réseaux associatifs picards et nationaux et notamment le Réseau national des maisons des associations ;
  • ainsi que toutes les personnes et organismes qui nous soutiennent. Mes pensées et ma gratitude sont destinées en premier lieu aux sept salariés actuels de la Maison (Anne-Elodie Duflot, Céline Bray, Isabelle Fricheteau, Michèle Przewrocka, Sylvie Rousseau, Virginie Toulemonde et Lionel Defranoux) mais aussi à celles et ceux qui les ont précédés ; aux administrateurs et bénévoles actuels ainsi qu’à tous ceux qui nous ont accompagnés toutes ces années ; aux associations investies dans la MAAM, à leurs bénévoles, responsables et à ceux qui y travaillent.

Des démarches collectives

Si les services de la MAAM sont absolument nécessaires pour affermir la pérennité des associations, ils doivent être assortis de démarches collectives. […] Le projet de la MAAM traduit ainsi une vision de notre monde et une volonté d’affirmation du rôle des corps intermédiaires. Il y a ici le souhait de favoriser l’émergence d’une diversité de paroles et de lieux d’expression de celles-ci. L’attention au verbe pluriel, le refus des individualismes et des enfermements guident les actions collectives que notre Maison met en place. Des initiatives, développées par la MAAM depuis quelques années, contribuent aujourd’hui à l’image d’une vie associative locale dynamique. Elles ont pour points communs de rassembler plusieurs associations et de se tourner vers un public ouvert. Ce sont par exemple les cafés citoyens qui se sont tenus sur des thèmes variés dans divers lieux de la cité. Ces moments d’échange sont systématiquement montés avec plusieurs associations. C’est aussi la démarche « Dire le non-visuel » qui a été initiée en 2009 à l’occasion du bicentenaire de Louis Braille. Elle permet de rassembler, autour de la thématique du handicap visuel, des associations, organismes et populations. Nous nous sommes également investis dans des actions pour l’égalité et contre les discriminations : dans le soutien aux droits des femmes (par exemple dans le cadre de la semaine de lutte contre les violences faites aux femmes), dans la commémoration de l’abolition de l’esclavage (nous avons, faut-il le rappeler, lancé la première manifestation interassociative en ce sens à Amiens un 10 mai). Dans un registre proche, on peut évoquer des collaborations, notamment avec France bénévolat, dans le cadre de la Fête du bénévolat, ou encore la mise en place du village associatif de la Foire exposition de Picardie.

Agora

Mais surtout, c’est le salon Agora, qui, dans sa formule actuelle, permet de dépasser la juxtaposition des associations et de leurs animations pour proposer des initiatives communes. Celles-ci vont de la poésie au débat télévisé en passant par la mode, les préparations culinaires ou le jeu. De très nombreuses améliorations pratiques ont été apportées à cette manifestation en 2011 : en matière de répartition des espaces, d’aménagements, de services aux exposants et au public, de signalétique, etc. Cependant des orientations nouvelles ont été données, qui creusent le sillon de l’union et de la solidarité : il s’est agi d’abord de fournir, pour la première fois, un thème à la journée et que celui-ci soit le reflet de notre essence ; ce fut « à la rencontre de l’autre » en 2011. Un espace dédié aux cultures du monde a alors été bâti (avec le partenariat de la Maison de l’égalité). Par ailleurs, le recours à des bénévoles a été amplifié. Autre perspective, les lieux permettant le débat ont été développés (en étroite coopération avec TV Amiens).

Les enquêtes et réunions ont montré un fort intérêt du public. Mais cela n’est pas suffisant : est-ce que ce rassemblement correspond bien à l’âme de notre projet ? Nous apportons une attention particulière à cette dimension car c’est elle qui justifie que ce soit le regroupement associatif incarné dans notre Maison qui organise Agora. S’il ne s’agissait que d’édifier un présentoir, une vitrine des associations, notre présence ne serait pas nécessaire. La seule réussite de notre apport réside bien dans notre capacité à faire transparaître lors d’Agora une dynamique, une vigueur commune, témoignage de l’identité et de l’indépendance de notre mouvement. Le public entend-il des messages de notre part, de manière collective ? Les éléments des sondages réalisés montrent que nous avons encore à parcourir de ce côté-ci. L’organisation est rodée et cela est désormais reconnu. Signe de notre exigence, nous réaliserons cependant de nouveau des adaptations et améliorations pratiques en 2012. Nos efforts devront cependant particulièrement être concentrés sur la singularité de notre démarche associative. Nous défendrons cette année les démarches collectives en faveur d’un monde dit durable, fait de villes et villages humains et généreux : le salon Agora sera en 2012 centré sur le thème « Solidaires pour la planète ». Autre dimension, Agora doit être l’occasion pour le secteur associatif de se montrer ensemble aux yeux de tous : nous allons développer les initiatives permettant aux associations d’exposer leurs envies, leurs espoirs mais aussi leurs craintes et leurs déceptions. Il nous faut pourtant renouveler la forme de cette présentation : de façon à ce que le public présent puisse y adhérer ; mais également pour que cette journée soit l’occasion d’une information plus vaste sur le fait associatif, en amont, en aval, auprès des publics qui se déplacent mais aussi de ceux qui ne viennent pas.

Une charte de la vie associative

Pour soutenir la reconnaissance du monde associatif à l’échelle de l’agglomération, nous avons validé lors de l’assemblée générale 2011 la mise en œuvre d’outils de la concertation et du bien-vivre entre collectivités locales et associations. Dans la métropole amiénoise il s’agit de travailler au développement de la médiation entre Ville/Métropole d’une part et associations d’autre part. Cela consiste notamment en l’établissement d’une charte de la vie associative. Celle-ci, à négocier entre Ville/Métropole et Maison des associations, a vocation à fournir un cadre pour traiter diverses questions relatives aux relations entre collectivités et associations : les moyens d’information traitant en tout ou partie de la vie associative locale (de la Maison et des collectivités), l’état financier des structures, les pratiques de soutien au secteur, la situation en matière de citoyenneté associative, etc. L’observatoire de la vie associative locale sera un outil précieux dans cette discussion. Cette mission assignée à la MAAM lors de l’AG 2011 ne pouvait être pleinement développée qu’après la mise en place officielle de la Maison des associations. Des jalons ont été posés, la MAAM est installée et l’observatoire est sur les rails. Les conditions sont aujourd’hui réunies pour porter plus vivement cette initiative.