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Café citoyen

Migrants, sans papiers, réfugiés,...employons nous les bons termes ?

Une quinzaine de personnes étaient réunies au café citoyen du 10 novembre organisé par la Maam au Mosquito, pour répondre à la question « Migrants, sans papiers, réfugiés,...employons nous les bons termes ? ». Des intervenants des associations Accueil et Promotion et Coallia ont apporté des éclairages. Ces associations ont une mission d’hébergement et d’accompagnement. D’envergure nationale, elles ont des antennes en Picardie et gèrent notamment des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) ou des Accueil temporaire service de l’asile (Afta), comme d’autres associations sur le territoire telles que APREMIS ou encore ADOMA.

Selon la convention de Genève de 1951 "le terme ’réfugié’ s’appliquera à toute personne qui (...) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays (...)."

En France, c’est l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui reconnaît le statut de réfugié. Le récit de vie fait à l’Ofpra doit faire apparaitre des éléments convainquants. Les demandeurs peuvent être aidés : "pour les travailleurs sociaux, il faut tisser un lien de confiance avec les personnes pour déconstruire les récits des passeurs ou dépasser barrières culturelles et traumatismes psychologiques ». Plus le récit est cohérent par rapport au contexte du pays, plus il convaincra l’Ofpra qui connait les situations politiques, culturelles, religieuses de chaque pays ».

Le statut de réfugié n’est pas facilement accordé. En cas de refus, un recours sous 1 mois est possible auprès de la Commission nationale du droit d’asile. Une aide financière à l’installation des réfugiés est proposée. L’Office français de l’intégration et de l’immigration (Ofii) peut trouver des solutions d’hébergement aux demandeurs d’asile en Afta. Sans hébergement, le 115 qui sollicité.

Dans certains pays, l’Ofpra se déplace pour faire enregistrer les futurs demandeurs par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Ces "présélections" visent notamment à limiter les réseaux de passeurs. Dans la Somme, des financements ont été mobilisés pour l’accueil de personnes déboutées. La Circulaire Valls autorise une présence de 5 ans sur le territoire. L’Etat responsable de l’examen d’une demande d’asile est le premier pays de l’espace Schengen dans lequel un migrant arrive. C’est pourquoi des personnes peuvent avoir à retourner, par exemple en Italie.

En Somme, des Centre d’accueil et d’orientation (CAO) ont ouvert pour orienter des migrants, suite à des actions de démantèlement à Calais. Coallia en gère un à Abeville et Accueil et promotionun à Peronne. « Au début, les habitants ont mal reçu la mise en place de ces CAO, notamment en période électorale pendant lesquelles des idées reçues circulaient sur les migrants. Maintenant les habitants qui viennent frapper à la porte de nos CAO pour apporter des vêtements et de l’aide" témoigne Mme Dathy. »

Les appellations apatrides, clandestins, sans papiers, déplacés, ont à peine été évoquées lors de ce café citoyen, tant les échanges étaient riches et prenants.

La question méritait d’être traitée plus longuement, tant on s’est vu confirmer que les médias, même en essayant de prendre garde à l’utillisation innoportune de certains termes, sont à l’origine de malentendus sur les termes employés, ou sortis de leur contexte.